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 you'll be the death of me

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petit lutin
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MessageSujet: you'll be the death of me   Lun 19 Déc - 8:07


Cade Abernathy & Martijn Castendijk

you'll be the death of me


Assise en tailleur sur le sol, elle regardait la fumée s’élever de ce bâton de cancer qu’elle laissait consumer entre ses phalanges, un demi-sourire de défoncée sur les lèvres. Si elle avait un peu de décence, la moindre once de vertu, elle prendrait la peine de refermer légèrement les jambes pour qu’on évite de deviner la dentelle noire de sa petite culote offerte au premier regard gourmand donné. Elle dodeline la tête, poupée de porcelaine au cœur givré, au rythme d’une musique qu’elle est la seule à entendre. L’alcool danse dans ses veines, fait culbuter son palpitant au creux de sa poitrine menue le temps venu. Un peu plus loin, une fête qui ne va pas tarder à dégénérer où il y a tant de gens qu’on peine à y respirer. Impulsive, elle s’est extirpée des portes vitrées une bouteille de vin à la main, s’esquivant à la dérobée. Cade porte la cigarette à ses lippes, se délecte du goût de cendre qui ne tarde pas à s’installer.

Ça fait disparaître le goût âcre d’une bouche trop gourmande, avide de la dévorer, alors que la sienne peinait à tolérer de subir pareil assaut.

« Enfoiré » s’entend-t-elle dire, à demi-mot. Elle sait que trop bien ce que sa psyché lui fait subir, trop consciente de ce que son cœur lui fait ressentir. Putain, c’était beau l’époque où elle n’en avait rien à branler de qui lui roulait une pelle, qui prenait possession de son corps le temps d’une nuit, de deux, de dix. C’était si beau que pour un peu, on la surprendrait à pleurer. Enfin ça, c’est si Cade s’autorisait à s’adonner à un tel épanchement sentimental, une capacité à accepter d’être blessée dans sa vanité, dans son orgueil démesuré.

« Connard »
Et derrière elle, un ricanement dans la voix, on susurre avec un malice suintant le timbre de voix « Moi aussi ça m'fait plaisir de te voir, Abby ».
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petit lutin
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MessageSujet: Re: you'll be the death of me   Mar 20 Déc - 11:30


Cade Abernathy & Martijn Castendijk

we're trying hard not to bruise it



Il faisait un froid d’canard, pourtant, les vitres étaient baissées, offrant leur peau à la caresse glaciale d’une brise perforante, à la buée qui sortait d’entre leurs lèvres rosies, s’ajoutait le smog, celui des cigarettes sur lesquelles les bandits et lui tiraient comme des dératés. Les baffles hurlaient les paroles d’un rap , trash, vulgaire, deux adjectifs qui auraient tout aussi bien pu être utilisés pour décrire leurs petites manières, les idées qui germaient, consciemment, à l’intérieur de leurs boîtes crâniennes, ils espéraient s’abandonner à la démesure, aux excès les plus triviaux, bêtes primitives prêtes à distribuer les râles, sans remords. Martijn se laissa aller contre le dossier de son siège, bagnole habitacle entièrement revêtu de cuir ; empruntée à la collection personnelle de son neurochirurgien de père. Il appréciait toutes les nuances qui se dégageaient de sa description, celle d’un jeune adulte au comportement ambigu, adolescent ; injurieux, affamé. Celui qui débarquait toujours sans plan, qui finissait dieu seul savait où, en très bonne compagnie. Celui qui s’enfuyait au petit matin, laissant derrière lui l’aura d’un ectoplasme, elles se demandaient toutes s’il était réel ou juste , juste ce songe puant la luxure allant jusqu’à imprégner leurs draps. Il rit, portant à nouveau la sèche à ses lèvres, échangeant un regard entendu avec son cousin, le maître mot de cette soirée de merde allait être : changement. Au fond de lui, il n’aspirait à rien d’autre qu’à de la banalité, il recherchait désespérément la routine, s’ennuyait ferme et se lançait, à nouveau, dans ces pérégrinations inutiles. Plein d’entrain, l’idéal enjoué, il en mettait plein la vue, des écrans de fumées, songea-t-il, laissant les cendres s’envoler depuis la fenêtre. Ils gueulaient, c’était un délicieux mélange d’éclats de rires et d’éclats de rêves, avec comme témoin de toute cette débâcle , la nuit noire, pleine de promesses.

(…)

En pénétrant dans cette baraque qu’il squattait, appartenant surement à un défoncé de première, il pensa furtivement à des lèvres pleines, à ce regard de divine tentatrice, elle avait tout d’un ange et tout, absolument tout d’une diablesse.
Il lui offrait une pensée, en gâchait une, aussi.
Les œillades chargées des battements de cœur qui pulsaient, contre les tempes, les tympans. Autant de messages transportés avec déférence jusqu’à ce corps, contre lequel bien plus souvent qu’il ne l’aurait voulu, il se retrouvait pressé. Quelqu’un lui avait tendu une bouteille de tequila, il en but une gorgée. Il en but une seconde, une troisième, il n’avait plus de limite. Et à l’instant où il repéra sa chevelure blonde, il cracha allégrement sur toute humanité, devenant animal dégueulasse , il se faufila jusqu’à elle et avant même de s’en rendre compte, il avait déjà décimé les mètres, les centimètres, les fichus millimètres, venant lui chuchoter à l’oreille  des paroles dont il pensait chaque  lettre, d’un ton qui laissait croire qu’il n’en pensait aucune.
C’était ce qu’ils étaient.
Du mépris, des mensonges.
« J’ai failli croire qu’après ce qui s’était passé la dernière fois, tu ne pointerais pas ce soir » - des cris, des invectives, des mots qui déchirent, globalement. Il porta le regard sur la bouteille emprisonnée dans sa main, sur celle emprisonnée dans la sienne. Puis, sur ses pupilles dilatées, entourées de ses iris bleu ciel. « Tu peux avouer que tu es contente de me voir ».

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