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 Cosmopolitan & Mojito (Jaimie)

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petit lutin
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messages : 32
célébrité, © : nicolas simoes, © sweet disaster
âge : 28 poussières d'étoiles.
occupation : Infirmier aux urgences pédiatriques de l'hôpital de la ville, professeur de stage.
côté coeur : Célibataire depuis qu'elle t'a quitté, te laissant sur les bras une petite puce de quelques mois.

MessageSujet: Cosmopolitan & Mojito (Jaimie)   Jeu 22 Déc - 12:08




JAIMIE & MAXENCE.

L'alcool n'a jamais aidé quelqu'un à résoudre ses problèmes. Ceci dit, l'eau et le lait non plus.


Calgary, Canada, quelque part dans un petit appartement deux chambres, 18h04. Je reposais mon bic rouge d'un air satisfait. Devant moi, un rapport de stage d'un de mes étudiants, complètement corrigé. Rempli de remarques afin de le faire avancer, évoluer. J'étais de ce genre de professeur qui ne laissait rien passer. Et qui écrivait énormément lors des corrections. Tous mes stagiaires le savaient. Et tous en faisaient l'expérience. Intransigeant, méticuleux, rigide. Les adjectifs ne manquaient pas pour me qualifier. Mais dans un métier comme le mien, où l'on a des vies d'enfants entre les mains, on ne pouvait pas se permettre de faire de l'à-peu-près. Trop risqué. Et encore, celui-ci s'était carrément trompé dans le traitement. Problème de dosage. Si il avait mis en pratique ces dires, il me tuait à coup sûr le petit patient dont il avait la charge. Forcément, je venais de lui attribuer une mauvaise note. Et forcément, je me ferai encore passer pour le sévère de service, le prof le plus redouté de la section. Mais les rumeurs négatives à mon sujet ne m'atteignaient pas. Loin de là. Bref. Je m'étirais sur ma chaise, laissant échapper un sourire de contentement. J'en avais enfin fini pour aujourd'hui. Je jetais un oeil sur le babyphone. Silence standard. Je parcourais alors les quelques mètres qui me séparait de la chambre de ma fille. Une lueur de tendresse passa dans mon regard quand je le déposais sur elle. Ma petite merveille, ma princesse. Elle dormait tranquillement. Comme si le monde autour d'elle ne venait pas de s'écrouler. Comme si demain matin, sa maman reviendrait la lever. Elle était trop petite pour comprendre. Trop petite pour se rendre compte qu'elle n'avait plus que moi. Et que moi, depuis qu'elle était partie, je perdais pied. Complètement. Comme si on m'avait enlevé un bout de moi. J'étais brisé en mille morceaux, malheureux. Et rien que l'idée de passer ma soirée tranquillement dans l'appartement silencieux me donnait le cafard. Je déposais légèrement mes lèvres sur le front de ma fille. Un sourire d'ange passa sur son visage. A cet instant, j'aurai aimé être comme elle. Insouciante. En sortant de sa chambre, j'attrapais mon téléphone. Il ne me fallut que quelques minutes pour convaincre ma mère de garder la petite. Ce soir, je ne laisserais pas le cafard me gagner. Car ce soir, je sortais.

Southwest, Lips KTV, au plein milieu de la nuit. 'Garçon, une autre vodka svp'. Ma voix n'était plus très fraîche. Trop d'alcool coulait déjà dans mes veines. Le pire dans tout ça? C'était probablement que je n'avais pas réussi à oublier son visage, que je n'arrivais pas à me sentir euphorique. Alors je continuais de boire, vidant mon nouveau verre aussi vite que le précédent. Et j'en recommandais un suivant. Ce soir, je boirais jusqu'à plus soif. Jusqu'à ne plus pouvoir distinguer le titre de la chanson qu'une femme était en train de chanter. C'était d'ailleurs d'une fausseté. Enfin, dans un bar karaoké, le but, c'était de s'amuser pas de se prendre pour une star. Le barman me lança un regard qui voulait en dire long, alors que je commandais une nouvelle fois, un nouveau verre. Certes j'avais déjà trop bu. Et je voyais bien qu'il mourait d'envie de me le faire savoir. Perds pas ton temps avec moi mon pote, de toute façon, ce soir, j'ai décidé de noyer mon chagrin sur ton comptoir. Et je finirai bien par y arriver, d'une manière ou d'une autre. Je suis plutôt tenace comme mec. Tiens, la femme qui chantait comme une casserole venait d'arrêter. Une autre chanson arriva. Je criais à tue-tête les paroles du refrain, levant mon verre. L'alcool désinhibait, c'était bien connu.   


love.disaster
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Cosmopolitan & Mojito (Jaimie)
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